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Affichage des articles associés au libellé Lyon

Lyon capitale du spiritisme...la rue Sala son épicentre

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Le spiritisme est une doctrine qui pose l’existence d’esprits et la capacité des vivants à communiquer avec eux. Il peut se définir pour certains comme une philosophie spiritualiste, comme une religion au Brésil avec plusieurs millions d’adeptes, comme une mystification pour d’autres... En tous les cas, il doit à #Lyon son codificateur et son père spirituel en la personne de Hippolyte Léon-Denizard Rivail, plus connu sous le nom de Allan Kardec (son nom de druide dans une vie antérieure). Ce dernier est né rue Sala dans la Presqu’île. Cette année marque le 150e anniversaire de son décès (le 31 mars). C’est au bout de la rue Sala, sur les quais du Rhône presqu’en face du Sofitel, qu’une plaque commémorative en forme de menhir lui est dédiée. Moins visible, une autre plaque se situe en contrebas, sur le quai à proprement parler. Les enquêtes lyonnaises amènent mes deux héros à croiser Noël Deprêle, co-fondateur de la Société Lyonnaise de Spiritisme, située Cours Ch...

La Rue du bât d'argent ...

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Ce n’est pas un hasard si les héros de mes enquêtes lyonnaises habitent Rue du bât d’argent. Afin d’équiper sa salle de boxe, Edmond Luciole doit faire fabriquer des gants et des sacs, qu’il peut faire fabriquer par un voisin  # bourrelier . Et c’est dans cette rue de Lyon qu’étaient installés la majorité des bourreliers (qui travaillent le cuir pour les équipements des chevaux et cavaliers). Aussi nommés bâtiers, fabricant des bâts (selles qui permet de charger les bêtes de somme). L’un d’eux, situé au numéro 17 avait une enseigne en argent… le bât d’argent (elle n'y est plus  :(  ) Ensuite, j’aimais l’idée d’un petit clin d’oeil en situant mon duo de détectives dans une rue qui avait vu naître un célèbre brigand. Il s’agit de Pierre François Lacenaire, immortalisé, entre autres, par le film de Francis Girod avec Daniel Auteuil.  Il naquit en 1803 dans cette rue qui s’appelait alors Rue du pas étroit et... mourut sur l’échafaud à 32 ans. Dandy et poè...

Le comte Sébastien des Guidi et les débuts de l’homéopathie à Lyon…

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Si Lyon tient une place particulière dans le monde de l’homéopathie, ce n’est pas seulement grâce aux laboratoires Boiron. C’est à  # Lyon  que l’homéopathie fut introduite en France par un lyonnais d’adoption le Comte Sébastien des Guidi. Né dans le royaume de Naples en 1769, il fut exilé en 1799 pour ses idées libérales et se réfugia à Lyon. Il y enseigna les mathématiques et s’y maria avec Mlle Chion. Passion né par les sciences, il devint docteur en médecine à Strasbourg en 1820. Rappelé pour affaires familiales en Italie en 1821, sa femme l’y suivit. Elle était atteinte d’une maladie jugé incurable. C’est à Naples, qu’il rencontra le docteur de Romani, acquis aux principes homéopathiques découverts à Leipzig en 1789 par le réformateur Samuel Hahnemann. La comtesse des Guidi fut guérie et le Comte décida de se former à cette nouvelle thérapeutique. De retour à Lyon en décembre 1829, il décida de former un salon auquel il convia de nombreux médecins lyonnais po...

Lyon et la grande grippe de 1837

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La grippe commence à frapper en France, comme chaque hiver. En 1837 aussi notre pays connaît ce phénomène, mais avec une très forte épidémie. Et Lyon n’y échappe pas, où la période de crise démarrera le 7 février. Cette grippe sera si forte que le maire de Lyon demandera à une commission médicale d’en analyser les causes et de définir les traitements adéquats. Cette grippe a frappé très durement la population. Si l’on attribue aujourd’hui à la grippe environ 3000 décès par an sur plus de 60 millions d’habitants, elle sera responsable d’environ 600 décès à Lyon sur une population de 200 000 habitants ! Le second élément marquant est que cette grippe a touché une très grande partie de la population. Les statistiques des écoles séminaires et autres institutions montrent des taux de contamination de 30 à 100%. L’analyse du comité médical conclut à une épidémie liée à des miasmes transmis par le vent et venant du nord, excluant presque totalement le risque de contagion… I l est ...

La Place Belle-Cour et Louis XIV, il y a tout juste 305 ans !

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Je ne vous apprendrai pas grand chose sur notre magnifique place, dont je vous propose quelques vues au fil du temps. Elle doit beaucoup à Louis XIV qui y trône en cavalier romain, ne serait-ce que par cette lettre patente du 24 novembre 1714 ! Louis XIV, reconnaissant l'hommage des lyonnais qui élèvent une première statue en 1713, qui sera fondue à la Révolution, autorise les échevins à vendre les pourtours de la place. Charge aux acquéreurs de construire des bâtiments présentant une harmonie architecturale. Différents plans d'aménagement furent établis en 1714. Une première statue y fut installée :  AU fil du temps, la place se transformera : une vue de la place au XVIIIe,  une photo datant de 1865-75  puis une carte de 1932.

Il y a 149 ans décédait le Commandant Arnaud, un 20 décembre

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Une grande confusion régnait à  # Lyon  en de mois de décembre 1870 et ce depuis la chute du second Empire au lendemain du 4 septembre. Jacques-Louis Hénon est le nouveau maire, Paul-Armand Challemel-Lacour est le préfet nommé par le gouvernement de Défense Nationale, l'Association Internationale des Travailleurs pilote différents comités, la garde nationale est en alerte et tout le monde craint que les Prussiens n'env ahissent Lyon. Le 18 décembre, la bataille de Nuits (Saint-Georges) est une nouvelle défaite. Les informations qui parviennent à Lyon laissent entendre que deux légions lyonnaises ont été décimées. Plusieurs activistes décident de lever un nouveau mouvement populaire pour prendre le pouvoir à Lyon et organiser la défense de la ville. Un premier commandant de la garde nationale, dénommé Chavent, est appréhendé par la foule et amené à la salle Valentino à la Croix-Rousse. Il refuse tout net de prendre les armes aux côtés des séditieux et se retrouve entrav...

L'insecticide, une invention lyonnaise !!

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C'est en découvrant une publicité de 1869, que je me suis intéressé à l'invention de Monsieur Joseph-Henri Vicat. Né à Saint-Antoine du Dauphiné en 1821, il fut instituteur puis s'installa en tant que chimiste à  # Lyon , rue de l'épée. Il s'intéressa à la poudre de pyréthre. Il déposa à Lyon un premier brevet (voir seconde illustration) pour un insecticide naturel à base de pyréthre, de poudre de chrysantème et de camphre. Il déposa un second brevet, toujours à Lyon, en 1855 pour un souriscide. Il habitait alors rue Bugeaud. Il inventa également un soufflet pour diffuser l'insecticide (voir illustration). Il semble que la maison Bouvarel, toujours à Lyon, utilisa indûment ses brevets. Maison qu'il attaqua en justice avec l'appui d'un chimiste lyonnais, Alexandre Glénard, en 1857. Monsieur Vicat fut surtout un industriel et un communicant avisé. Il fit beaucoup de publicité à ses produits et obtint de nombreux prix lors d...

La tour Pitrat, bien avant le crayon de la Part-Dieu

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Nous sommes à Lyon en 1828. Monsieur Horace Pitrat est un riche entrepreneur qui a beaucoup bâti sur la colline de la Croix-Rousse . Désireux de montrer sa puissance ou tout simplement pour laisser une trace dans l’Histoire, il décide de faire construire une immense tour de 300 pieds (environ 100 m de haut) près de la rue Raymond sur la Croix-Rousse. Son projet un peu fou marque les esprits, pensez-donc 100 m de haut ! Mais  les moyens n’étaient pas à la hauteur de ses ambitions. Fondations insuffisantes, pierres et mortiers de mauvaise qualité, … déjà des fissures apparaissent. Pourtant Monsieur Pitrat, dont l’égo n’a d’égal que sa tour, n’hésite pas à la faire visiter au curieux. Août 1828, ce qui devait arriver arriva. Le chef des travaux demande aux ouvriers de quitter le chantier et… la tour s’effondre. Des pierres touchent la maison voisine dont un mur s’écroule. Une petite fille est prise sous les éboulis. Les sources ne s’accordent pas sur son décès ou sa survie. L’...

La place Bellecour, née il y a 305 ans

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La Place Belle-Cour et Louis XIV, il y a tout juste 305 ans ! Je ne vous apprendrai pas grand chose sur notre magnifique place, dont je vous propose quelques vues au fil du temps.  Elle doit beaucoup à Louis XIV qui y trône en cavalier romain, ne serait-ce que par cette lettre patente du 24 novembre 1714 ! EN 1713, les lyonnais font installer une première statue équestre,  qui sera fondue à la Révolution. L'installation nécessite une machinerie importante. Louis XIV, reconnaissant l'hommage des lyonnais, autorise les échevins à vendre les pourtours de la place.  Charge aux acquéreurs de construire des bâtiments présentant une harmonie architecturale.  Différents plans d'aménagement furent établis en 1714. La place Bellecour naissait véritablement. Voici plusieurs vues de la place Bellecour, d'abord au XVIIIe siècle, une fois la statue installée : Ensuite vers 1870 : Puis en 1935 : ...

Les bateaux Mouche, une invention lyonnaise !

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A partir de 1862, la Compagnie des Bateaux Mouches créée par Messieurs Plasson et Chaize exploitait cinq navires qui naviguaient sur la Saône de Vaise à la Mulatière pour transporter passagers et marchandises. Ces navires étaient construits par les ateliers de M. Michel Féruzat dans le quartier industriel de la Mouche dans l'actuel 7e arrondissement de Lyon. C'est à l'occasion de l'exposition universelle de 1867 que des navires furent livrés à Paris en passant par le réseau des canaux menant de Lyon à la capitale.

En ce début d'année 1870, Lyon n'a plus de maire !

La ville de Lyon a été lé théâtre de nombreux soulèvements populaires, les révoltes canuts, depuis les années 1830. Les canuts sont des maîtres artisans lyonnais de la soierie. Ils sont près de huit mille et emploient environ trente mille compagnons. Essentiellement présents dans la commune de la Croix-Rousse, ils ont donné leur nom aux logements qui sont aujourd'hui très prisés. Ces logements sont très hauts de plafond pour accueillir les métiers à tisser. La révolution industrielle du XIXe siècle, la concentration des richesses au sein de la Grande Fabrique, qui rassemble les négociants et banquiers impliqués dans le commerce de la soierie, modifient les équilibres. Les revenus des canuts baissent et c'est toute la population lyonnaise qui souffre. 1831 est marquée par la première révolte canut, qui pousse le gouvernement de Louis-Philippe à envoyer 20000 hommes de troupe pour rétablir l'ordre. La révolte de 1834 sera plus violemment réprimée et plus de 600 mort...